
DPE, isolation, énergie
On s'est aperçu que tout ce qui avait été préconisé dans le cadre du DPE était axé sur la période froide dans l'hexagone. Objectif : faire baisser les dépenses de chauffage en renforçant l'isolation, pour résumer simplement.
Mais le piège de l'isolation à tout prix s'est refermé l'été passé. On a parlé pour la première fois des bouilloires thermiques : une fois que la chaleur rentrait, plus moyen de la faire sortir, avec toutes les conséquences que l'on a pu voir. En repensant à quelques principes thermiques simples, on se rend vite compte de ce qui pose problème quand la canicule frappe : qu'est-ce qui fait monter le thermomètre à l'intérieur, et où va la chaleur ?
Une fois que l'enveloppe d'un bâtiment est bien isolée, les vitrages représentent généralement le point faible. Lors des périodes d'ensoleillement chaudes, ils sont à l'origine de l'effet de serre. Le rayonnement solaire direct traverse le vitrage, et chauffe l'air intérieur. Ensuite, un gradient se forme naturellement, avec l'air chaud qui s'accumule dans les parties hautes de l'habitation, où l'on retrouve généralement les chambres... Il faut alors ventiler pour le faire sortir, mais encore faut-il pouvoir créer un flux d'air et avoir une température extérieure qui favorise une telle ventilation.
Deux aspects sur lesquels il est possible d'agir avec des moyens déjà connus, qui remontent à des temps anciens, mais qu'il fallait adapter aux bâtiments modernes. L'objectif étant d'apporter des réponses logiques face à la solution de facilité : la climatisation conventionnelle. C'est à partir de là que le travail de conception et de recherche allait commencer, avec un premier but consistant à traiter le problème à la source, avant que la chaleur ne se retrouve à l'intérieur de l'habitation. Et dans un deuxième temps, si la période de canicule se prolonge ou que l'isolation de l'enveloppe n'empêche pas une montée de la température, trouver un moyen commode et économique pour l'extraire.
